Jeudi 23 juillet 2026, nous avons rencontré le Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, pour présenter l'avancement de nos travaux sur l'ingénierie des moustiques. Cette audience s'inscrit dans notre démarche d'engagement des parties prenantes : une recherche comme la nôtre ne peut avancer sans dialogue constant avec les institutions qui en portent, avec nous, la responsabilité.

Notre présentation :
Dr Amadou Guindo, a présenté à la fois notre vision et l'état d'avancement concret de nos travaux. Il a d'abord exposé notre ambition de fond : faire du Mali un pôle d'excellence en génie génétique au service de la jeunesse africaine. Cette ambition, a-t-il expliqué, repose sur la constitution d'une masse critique de jeunes chercheurs maliens capables de maîtriser les technologies les plus avancées du domaine.
Deux jeunes chercheurs maliens poursuivent actuellement une formation spécialisée à Londres, où ils s'approprient ces technologies de pointe avant de revenir mettre leurs compétences au service du pays. Il a également détaillé les progrès accomplis sur trois fronts complémentaires : le renforcement des capacités de notre équipe, la formation continue de nos chercheurs, et l'évolution des travaux scientifiques eux-mêmes. Il a enfin souligné les perspectives prometteuses qu'ouvre cette discipline pour la recherche biomédicale et pour la lutte contre les maladies transmises par les moustiques, une priorité de santé publique majeure pour notre pays.
Le Ministre a salué la qualité de ces travaux et adressé ses félicitations à nos deux chercheurs en formation, les encourageant chaleureusement à revenir contribuer au rayonnement scientifique du Mali.
Échanges et engagements :
Le Ministre a posé des questions précises et exigeantes sur trois points : la protection des populations dans le respect du droit et des réglementations en vigueur, la certification de notre laboratoire comme préalable à toute crédibilité scientifique, et le respect rigoureux des règles de biosécurité et de biosûreté ; il a aussi insisté sur la vigilance à observer en matière de propriété intellectuelle.
Nous avons répondu sans détour : nos travaux respectent strictement les normes scientifiques et ces exigences de biosécurité et de biosûreté, et aucun lâcher de moustiques n'est prévu à ce stade cette clarté est précisément ce qui construit la confiance avec nos parties prenantes.
Cette rencontre n'est qu'une étape : nous continuerons à dialoguer avec les institutions et à élargir le cercle de nos parties prenantes, parce qu'une recherche responsable se construit pas à pas dans ce dialogue continu.

