C’est avec grande fierté que ACEME annonce une avancée scientifique majeure: nos chercheurs à l’USTTB de Bamako ont développé avec succès une souche de moustiques génétiquement modifiés dans nos laboratoires, en y introduisant un marqueur fluorescent.
Cette réussite constitue une première au Mali et en Afrique de l’Ouest. Elle marque une étape fondamentale dans nos efforts pour placer les chercheurs africains au cœur de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle, qui affectent si durement notre continent.
L’introduction de ce marqueur fluorescent, observable au microscope, est plus qu'un simple succès technique: elle témoigne de l’acquisition d’une expertise scientifique permettant de contribuer activement à l’avancement de la recherche sur les approches génétiques innovantes pour lutter contre les maladies à transmission vectorielle.

La maîtrise d'une technologie stratégique
Face au fardeau persistant des maladies à transmission vectorielle en Afrique, qui causent plus de 500 000 décès annuels, le développement de solutions innovantes comme les moustiques génétiquement modifiés est devenu une priorité stratégique. Cette maîtrise locale de l'ingénierie génétique répond directement aux appels des experts africains pour renforcer l'expertise technique du continent et générer des preuves scientifiques locales sur l'Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme. Au sein de ACEME, ces travaux consistent à renforcer les capacitéés de l’équipe technique ; il est important de préciser qu'il ne s'agit pas, à ce stade, d'un outil de lutte antivectorielle tool destiné à un déploiement dans l'environnement.Ces recherches sont menées exclusivement en milieu strictement confiné,sous le contrôle rigoureux des autorités nationales et avec tous les permis et mesures de biosécurité requis, garantissant ainsi une isolation totale des spécimens par rapport à l'écosystème extérieur.
Depuis sa fondation, ACEME travaille à mettre en place un Centre africain d'excellence en génie génétique, qui puisse offrir aux scientifiques africains un cadre pour apprendre et développer des compétences avancées en génie génétique.

Ce succès s'inscrit dans un mouvement plus large où l'Afrique affirme progressivement son rôle de leadership scientifique dans la recherche sur les approches innovantes de lutte vectorielle, y compris les moustiques génétiquement modifiés. L'Union Africaine, à travers l'AUDA-NEPAD, a d'ailleurs identifié ces technologies comme des options prometteuses pour la santé publique et œuvre à établir des cadres réglementaires harmonisés pour leur gouvernance.
